Pastille d'iode : se protéger des radiations d’une explosion nucléaire

Chloé M | 14 mars 2022
Temps de lecture : environ 7 minutes
Pastille d'iode : se protéger des radiations d’une explosion nucléaire
Sommaire

    Dans notre monde de plus en plus violent, nous sommes en quête d'une nouvelle forme d'engagement. Tout comme notre volonté de vous informer sur la variole du singe (aussi appelée Monkeypox), nous cherchons ici à vous apporter un contenu de qualité.

    La stratégie de protection contre le risque nucléaire

    Le contexte actuel et le risque d'une guerre nucléaire est devenue un sujet d'inquiétude majeur. Le nuage radioactif suite à l'accident nucléaire des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl est dans tous les esprits. Mais la sûreté nucléaire fait partie intégrante de notre société depuis plusieurs dizaines d’année avec les centrales nucléaires.

    Voici les différentes étapes de la stratégie de protection des populations :

    • dans les zones immédiates à risque de rejets radioactifs : une campagne de distribution d'iode (iodure de potassium) est menée afin de limiter le risque radiologique ; 
    • en cas d'alerte, se mettre à l’abri pour se protéger de l’explosion et de la déflagration (un dizaine de kilomètre autour de l'épicentre de l'explosion atomique) ;
    • rester connecter pour se tenir au courant (limiter les communications téléphoniques) ;
    • prendre l’iode dès que l’instruction est donnée par les autorités pour limiter la contamination et l'irradiation ;
    • se préparer à une éventuelle évacuation.

    Quel est le danger principal d’un accident nucléaire ?

    Le danger principal d’une explosion nucléaire est le risque d’être tué par l’onde de choc et la déflagration de l’explosion (zone concentrique la plus proche de l’explosion).

    Quels sont les dangers des radiations ?

    • Le danger principal de la radioactivité est lié aux retombées de particules radioactives qui sont responsables de différentes conséquences en fonction de la dose de radiations absorbées (brulures de la peau, perte des ongles et des cheveux, arrêt du fonctionnement des organes, mort dans d’atroces souffrances en quelques jours, ...) ;
    • Le danger ultérieur des radiations est l’absence de mesures de protections adaptées et l’exposition aux iodes radioactifs qui peut être responsable de l’apparition de cancers de la thyroïde. L’iode radioactif se retrouve dans l’atmosphère et l’environnement (eau, air, sols, animaux qui seront ensuite consommés par l’homme, plantes et arbres, ...). Cette iode va finir par se pénétrer dans la thyroïde de l’homme, mais la fixation peut être empêchée par la prise d’iode (iodure de potassium) au bon moment, juste avant l’exposition à l’iode radioactive de l’atmosphère et de l’environnement.

    Qu’est-ce que l’iode (iodure de potassium) ?

    L’iode, aussi appelée iodure de potassium (KI), existe sous forme d’un comprimé solide de 65 milligrammes qu’il est possible de couper en 4 parties égales. La cure d'iode est habituellement réservé au maladie auto-immune et aux troubles thyroïdiens du métabolisme.

    Pourquoi prendre des pastilles d’iode (iodure de potassium) ?

    La prise de comprimés d’iodure de potassium permet de saturer la glande thyroïde par de l’iode stable et d’éviter ainsi la fixation et la pénétration des iodes radioactifs suite à une catastrophe nucléaire. L’objectif est de limiter l’apparition d’un cancer de la thyroïde plusieurs années voire décennies après l’exposition.

    Quand dois-je prendre des pastilles d’iode pour bien me protéger ?

    L’iode ne doit pas être prise sans l’instruction donnée par les autorités. De façon générale, la prise doit être faite en une seule fois, 1 ou 2 heures avant l’exposition aux radiations. Plus l’administration de l’iode est tardive, plus la perte d’efficacité est grande. Ainsi, la mise en œuvre rapide de cette mesure est d’autant plus importante.

    Quelles doses d’iode dois-je prendre ?

    La posologie d’iode à prendre pour se protéger des radiations dépend de l’âge. Il faut prendre :

    • 16 milligrammes pour les nourrissons de moins de 1 mois ;
    • 32 milligrammes pour les enfants de moins de 3 ans ;
    • 65 milligrammes pour les enfants de moins de 12 ans ;
    • 130 milligrammes pour les enfants et les adultes de plus de 12 ans.

    La dose adulte est alors de 2 comprimés de 65 milligrammes.

    La prise est unique, c’est à dire qu’il ne faut pas en reprendre ultérieurement. La radioprotection et la demi-vie de l'iode sont suffisantes. Renouveler l'ingestion d'iode est inutile et peut être responsables d'effets indésirables (atteintes thyroïdiennes).

    Quelles sont les populations les plus vulnérables aux radiations ?

    Le risque de cancer de la thyroïde est limité dans les populations de plus de 20 ans.

    Ainsi, la prise d’iode doit être prioritaire pour :

    • les enfants, ils ont un organisme en plein développement et une thyroïde plus petite qui accumule facilement l’iode radioactive ;
    • les femmes enceintes et allaitantes, l’iode radioactive passe le placenta et dans le lait maternel.

    Ces populations à risques ont possibilité de reprendre une dose d’iode 7 jours après la première prise pour améliorer la protection de la thyroïde.

    Quelles sont les contre-indications à la prise de pastilles d’iode ?

    Sauf avec de rares maladies du système immunitaire, il n’existe pas de contre-indications à la prise d’iode pour protéger sa thyroïde dans un contexte d’exposition nucléaire.

    La prise de pastilles d’iode nécessite t’elle une surveillance médicale particulière ?

    La prise d’iode nécessite une prise en charge médicale pour :

    • les femmes enceintes exposées au-delà de 12 semaines de gestation ;
    • les nourrissons de moins de 12 mois ;
    • les femmes allaitantes,
    • les personnes avec un antécédent de goitre ou de pathologie thyroïdienne (hyperthyroïdie aussi appelée maladie de Basedow ou hypothyroïdie).
    Publié le 14 mars 2022 à 15:03
    Mis à jour le 30 août 2022 à 15:13

    Les commentaires

    Vous pourriez être intéressé par

    Chloé M

    Chloé M

    Rédactrice web

    Je m'appelle Chloé et j'ai suivi une formation de journalisme. J'ai voyagé dans de nombreux pays et tout particulièrement en Inde et au Canada. Mon père est un naturopathe passionné qui m'a plongé dans son univers depuis mon plus jeune âge.